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EXPOSITIONS
" CERFS-VOLANTS " ET " ECRITS DU VENT "
Hans Silvester L'il en Seyne - octobre 2005 |
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Comment photographier
le vent, la brise, la bise ? Comment viser l'invisible, capturer l'aérien,
le rien ? C'est le pari de 28 photographes qui ont exposé leurs travaux
" venteux " et inventifs au Centre d'art de la Villa Tamaris,
face à la mer, près de Toulon. On n'y voit donc que du vent... l'air étant le second thème (après l'eau) de cette remarquable manifestation liée aux éléments. C'est avec Hans Silvester que dès le rez-de-chaussée, nous avons pu prendre l'air et nous laisser porter vers les images inédites des cerfs-volants insolites qu'il a photographiés avec une jubilation aussi esthétique que ludique. Le célèbre membre de l'agence Rapho a abandonné pour un temps la photographie documentaire pour laisser libre cours à son sens inné de la poésie. Il a su capter dans le graphisme tout en couleurs, l'élégance plasticienne de ce bouquet de signes célestes. |
| Hans Silvester
s'est rapproché des traces laissées par le vent sur la terre.
Il a également visé des cerfs-volants insolites, des
humanoïdes, en costumes ou tout nus... Ode à Magritte ! " Après la guerre faute d'école et de moyens, j'ai créé moi-même mon premier cerf-volant " avoue Hans Silvester. |
| Le collaborateur
régulier du magazine "Géo" est toujours resté
attaché comme le fil de ses cerfs-volants à la mémoire
du temps écoulé dans sa prime jeunesse sur les hauteurs des
collines de Bâle. La symbiose entre la légèreté,
le mouvement, la beauté des couleurs séduisait déjà
le photographe en herbe, qui n'a plus jamais oublié de faire ses
"saisons de cerf-volant" de par le
monde. Hans Silvester reconnaît même avoir été jaloux de la vision que ces jouets sans frontières pouvaient avoir tout là-haut. Il leur a prêté ses yeux d'artiste de la pellicule pour chorégraphier le ballet de leurs délicats mouvements. Il est, à sa manière, peintre de l'instant comme tous ces créateurs de sculptures volantes : Curt Asker, Robert Trépanier, Philippe Cottenceau qui lui ont fait confiance parce que Hans Silvester a toujours été respectueux du droit d'auteur comme de la nature. |
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Car le fil
du cerf-volant que retient la main est aussi le trait d'union le plus spontané
qui soit entre l'air et la terre. Comme un indissociable lien viscéral
entre l'homme et la nature. L'il de Hans Silvester est à la
photographie ce que Magritte est à la peinture surréaliste
: la révélation dans le ciel de Toscane de " vrais tableaux
" qui nous enchantent, sur terre comme au septième ciel de ces
noces sublimes de l'air et du vent. Le résident camarguais vit pleinement l'osmose qu'il a toujours recherchée avec la nature. L'il est toujours aux aguets du moindre signe de vent en mouvement. Sur le sable comme sur les écorces des arbres, sur le sel de la mer, ce dernier a fait d'Hans Silvester le Champollion des éternels écrits d'Eole, à la découverte des hiéroglyphes de l'éphémére, qu'il dessine au gré de ses humeurs volatiles. C'est lors du festival L'il en Seyne 2005 que le magazine Photographie.com a rencontré Hans Silvester. voir la rencontre en vidéo... |
| Extrait de Photosapiens et Photographie.com | |