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"Le
cerf-volant"
film de Randa Chahal-Sabbagh
Prix
du Lion d'argent, prix spécial du jury au Festival du film
de Venise.
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LE
FILM
Sortie en France le 3 décembre 2003
L'histoire du film est basée sur la séparation des
villages dans le triangle frontalier israélo-syro-libanais
du Golan.
Des enfants libanais jouent avec les cerfs-volants, au pied du mirador
israélien, l'un d'eux décoré du Cèdre
du Liban franchit le no man's land et s'accroche dans les barbelés,
fragile symbole de cette liberté que n'a plus Lamia. |
Lamia,
jeune fille de 15 ans, vit dans un village du sud du Liban, frontalier
avec Israël.
Elle est donnée en mariage à son cousin, Samy, qui
vit de l'autre côté de la frontière.
L'adolescente qui n'a pas son mot à dire, abandonne son petit
frère, son école, son cerf-volant, sa mère,
son passé et franchit seule en robe de mariée le no
man's land, passage ouvert sous contrôle des deux côtés
qui permet aux mariés et aux cercueils des morts de regagner
leurs différents villages d'origine.
Mariée contre son gré, elle va vivre une liaison amoureuse
impossible avec un garde-frontière druze sous le drapeau
israélien.
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Le passage de la jeune fille à travers les barbelés
qui séparent Israël du Liban, symbolise surtout le
passage de l'enfance à l'âge adulte.
Le
réalisateur emprunte gracieusement le ton du conte en mêlant
des pans de rêve, de réalité et d'humour.
Il s'agit aussi d'un très beau récit sur le désespoir
de l'homme, le caractère si fragile de la liberté,
de la foi et du désir.
" Le cerf-volant " touche
par le côté si réaliste de ses songes. La
force du regard des personnages et de leur visage déchire
l'écran pour atteindre directement le spectateur. Quant
à la musique, elle est tout simplement envoûtante.
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Le 7 Septembre 2003 restera une grande date marquée d'émotion
et de reconnaissance pour le cinéma libanais avec "
le cerf-volant ", film de Randa Chahal-Sabbagh :
Prix
du Lion d'Argent à la 60ème Mostra de Venise
Un
film pacifiste, qui a convaincu une grande partie de la critique
européenne. À partir d'un documentaire syrien qui
évoquait le mariage forcé d'une jeune fille à
la frontière libano-israélienne. Randa Chahal Sabbag
a réalisé ce qu'elle considère comme "un
film dur et douloureux, qui évoque l'occupation, la mort
et le mariage forcé".
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Le cerf-volant "
a été projeté en première mondiale à
Beyrouth, au cinéma Empire, le 20 octobre 2003.
Avant la projection, et au nom du chef de l'État, le ministre
de la Culture, M. Ghazi Aridi, a remis à la cinéaste
libanaise les insignes de l'ordre du Cèdre avec grade de
Chevalier.
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La
réalisatrice a reconstitué au Liban, près du
Mont Hermon, entre des villages druzes, chrétiens et sunnites,
le plateau du Golan.
"On a essayé, dit-elle, de recréer
*la vallée des cris et des larmes*, qui s'appelle ainsi parce
que les villageois crient et se parlent au mégaphone"
de part et d'autre de la frontière, comme dans "Le
cerf-volant". Ce film pourrait aussi bien se passer
le long de la frontière entre la Grèce et la Turquie,
où il y a 180 km de barbelés appelés *ligne
Attila*, en Corée, en Palestine... partout où une
frontière fait de l'Autre un étranger, un ennemi".
"Le cerf-volant" a été coproduit
par le Français Humbert Balsan. La France est en fait le
financier unique de ce film. Au Liban, les aides sont tellement
faibles qu'elles sont de l'ordre du soutien moral, et c'est déjà
pas mal, pour un pays qui a connu vingt ans de guerre. Dans sa note
d'intention, la réalisatrice a souligné qu'avec "Le
cerf-volant", elle a voulu traiter la guerre sans adopter
un ton hostile. "Il était nécessaire de réconcilier
l'ombre et la mobilité, rejeter la foi, plonger dans le doute
et l'exprimer d'une manière visuelle". |
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