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Mortels,
les cerfs-volants au Pakistan
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Le
Pakistan s'attaque aux cerfs-volants tueurs.
Le Gouvernement
de la province du Pendjab, au Pakistan, a réagit devant le
nombre d'accidents mortels causés par des cerfs-volants. Les
Pakistanais adorent les combats de cerfs-volants, où il faut
couper la ligne de son adversaire. Cette ligne est enduite de verre
pilé pour la rendre plus coupante.
Mardi 10 juin 2003, Rana Ejaz Ahmad Khan, Conseiller du Ministre
du Pendjab pour les Droits de l'Homme, a annoncé que ces pratiques
avaient forcé le gouvernement à prendre des mesures
extrêmes. Ces décès seront dorénavant traités
comme des meurtres et les lignes seront considérées
comme des armes blessantes.
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De nombreux
passants ont eu la gorge tranchée lors de ces combats. Certaines
de ces victimes étaient des enfants en bas âge. Du coup,
le Ministre de la Justice a annoncé que les responsables seront
inculpés d'homicide et risqueront la peine de mort.
Mercredi 25 juin 2003, le vol des cerfs-volants est interdit
pour trois mois dans la ville de Lahore. Le Maire du District, Mian
Amer Mahmud, précise que cette interdiction entrerait en vigueur
dans cette province du Pendjab à partir du 30 juin, et qu'elle
serait renforcée par un ensemble de modalités afin assurer
la sûreté des citoyens.
Ces mesures devront aussi protéger les lignes électriques,
que les cerfs-volants malmènent et qui provoquent de nombreuses
coupures d'électricité dans la ville. |
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La
vente et la fabrication des cerfs-volants et du fil coupant ont été
également interdites. La police a reçu l'ordre d'effectuer
des incursions dans les magasins et de procéder à des
arrestations en cas de ventes illégales.
Les combats de cerfs-volants connaissent leur apogée pendant
le festival de Basant au début du printemps mais c'est aussi
un passe-temps populaire tout au long de l'année. Les cerfs-volants
constituent une menace particulière pour les motocyclistes
et les piétons. |
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Des personnes
ont été également tuées ou blessées
en tombant des bâtiments ou accidentés par des voitures
car elles regardaient fixement leur cerf-volant dans le ciel. Malik
Shafi, Président de l'association de cerfs-volants, a assuré
qu'il y aurait une coopération maximum pour mettre en application
ces plans de sûreté
(informations transmises par Shahid Malik, correspondant
de BBC au Lahore, et Philippe Chatenay, rédacteur en chef de
Marianne) |
The
Pakistani city of Lahore has banned kite flying for three months after
a number of people were killed by sharpened strings.
District mayor Mian Amer Mahmud said the ban would take effect in
the capital of Punjab province from 30 June.
At least a dozen people have had their throats cut over the past year
by strings that are either metallic or coated with abrasive materials.
The province announced earlier this month that offending kite flyers
could face murder charges.
Kite flyers use metallic strings or coat them with glass shards to
take part in "dog fights" where the objective is to cut
their opponent's string.
Mr Mahmud said the ban would be reinforced by a set of detailed rules
to ensure the safety of citizens and uninterrupted power supplies
to the city.
The kites have been known to cause power cuts by interfering with
electricity lines.
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Under the new
ban, the sale and manufacture of kites and thread has also been prohibited.
Kite Flying Association president Malik Shafi gave an assurance that
there would be maximum co-operation to implement the safety plans.
This month, the Punjab chief minister's adviser on law and human rights,
Rana Ejaz Ahmad Khan, said dangerous kite flying practices had forced
the government to introduce the new murder charges.
Some of the victims had been young children, he said. |
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Police
were instructed to carry out raids on shops selling banned strings
and make arrests.
Kite flying reaches its climax during the Basant festival at the beginning
of spring but is a popular pastime all year round.
The kites pose a particular threat to motorcyclists and pedestrians
in busy residential areas.
People have also been killed or injured falling from buildings or
by walking into the paths of cars while flying kites or gazing at
them in the sky. |
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| (Extract
from : "Pakistan tackles killer kites" ,Tuesday, 10 June
and from "Kite deaths spark ban in Lahore" Wednesday, 25
June, 2003, by Shahid Malik, BBC correspondent in Lahore.) |
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