Peux-tu
nous parler de toi en quelques lignes ?
Marié avec trois enfants qui font également du cerf-volant.
Dans l'animation bénévole depuis 1979, tour à
tour animateur d'un club photo, sérigraphie, construction d'instruments
de musique anciens, sonorisation et éclairage de spectacles,
modélisme automobile radiocommandé et cerf-volant, j'ai
organisé avec l'équipe de l'association de nombreuses
rencontres avec le public par le biais d'expositions ou de stages.
De par ma profession, professeur maintenance automatismes, j'ai toujours
aimé faire découvrir une passion aux autres, je ne garde
pas mon savoir faire et j'aime le partager. J'aime également
les contacts avec d'autres, échanger des idées et des
conseils, cela ne peut être qu'enrichissant pour tous, c'est
pour moi essentiel pour progresser.
Quand
as-tu commencé dans les couloirs du vent ?
Je fais connaissance avec la musique éolienne
en 1996 au festival de Dieppe grâce à quelques spécialistes
en la matière.
Tu
participes activement aux couloirs du vent. Pourquoi ce choix ?
Pour l'ambiance, la découverte, la recherche,
les échanges et le plaisir de faire découvrir un monde
sonore particulier au public.
Il y a une équipe d' " Aéolistes " dont je
fais partie comme Robert Valkenburgh, Uli Wahl, Didier Ferment qui
fabriquent eux aussi des instruments. Nous échangeons souvent
des idées mais fabriquons dans des styles différents
Pourquoi
as-tu commencé à fabriquer tes objets éoliens
?
J'aime travailler le bois et écouter
de la musique. Mon épouse étant professeur de musique
et jouant de plusieurs instruments, j'ai commencé par lui fabriquer
dulcimer, psaltérion et épinettes. Pour le plaisir de
mes enfants, des moulins automatophones puis je me suis mis à
les exposer. Depuis j'ai découvert en 1996 la musique éolienne
en faisant du cerf-volant. Le coté magique et aléatoire
des chants provoqués par le vent et la découverte des
traditions de nombreux pays qui utilisent ces modules éoliens
chanteurs ont été le déclic pour inventer mes
propres instruments de musique.
D'où
te vient ton inspiration ?
L'inspiration vient souvent devant le "
bric à brac " de mon atelier, mon idée de départ
change souvent en cours de l'exécution. Je commence à
bricoler, je cherche un objet, j'en découvre un autre et cela
me donne une autre idée. Je laisse tomber ma première
fabrication et termine ma deuxième idée, si cela ne
fonctionne pas, je repose et reprend une autre fabrication....
Je m'inspire des principes de modules traditionnels. Je modifie la
forme, le choix des matériaux, recherche un meilleur rendement
ou une facilité de fabrication
Quel
objet éolien de ta fabrication préfères-tu et
pourquoi ?
La trompe bouteille car c'est un secret de fabrication
entre les enfants et moi, en plus je les échange contre un
merci et un sourire. Sinon c'est la harpe éolienne qui me surprend
toujours.
J'accorde plus ou moins d'importance à l'aspect plastique de
mes inventions. Tout dépend de mon objectif, soit produire
un beau son sortant d'une belle structure mais pas forcément
évidente à fabriquer par un bricoleur non expérimenté,
soit produire un son presque aussi beau à partir d'une structure
facile à fabriquer dont les matériaux se trouvent facilement
et à un prix abordable.
Quel
type de matériau préfères-tu utiliser ?
Le bois pour le toucher, le plastique pour le
pratique de fabrication.
Ayant fabriqué quelques moulins automatophones pour commencer,
je diversifie mes fabrications en prenant les bases de production
de sons éoliens. Une recherche constante de nouveautés
me conduit à utiliser de nombreux matériaux qui vont
de la bouteille plastique au métal usiné. Maintenant,
le jardin du vent que j'ai fabriqué possède 48 modules
différents et présente une grande diversité tant
que par les matériaux que par le choix des présentations.
As-tu
un festival favori ?
Berck pour la présentation sur le sable
Est-ce
que tu as d'autres passe-temps, et si oui, peux tu nous dire lesquels
?
Curieux de nature, j'ai suivi de nombreux stages
de voile, de peinture sur soie, de poterie, de danses anciennes et
bretonnes, de tissage, etc. Et aussi la photo, le modélisme,
et encore et encore mais je manque de temps. J'ai aussi publié
quelques cahiers de fabrication (musique éolienne) repris par
les revues cerf-volant NCB et Lucane, documents que l'on retrouve
sur un site Internet que j'ai élaboré et que j'améliore
souvent.
Que
penses-tu de la place des couloirs du vent dans le monde du cerf-volant
?
Le public attend la présentation sur
chaque festival, les modules sont au sol donc plus près d'eux,
(cela évite le mal au cou). Le cerf-volant est loin, on ne
peut voir les détails, les modules sonores attirent l'oreille
et les yeux. Les deux sont devenus complémentaires
As-tu
une expérience de jardinier du vent dont tu te rappelleras
toujours ?
Ma rencontre avec des personnes que j'admire et qui sont devenus des
amis, Uli Wahl, Didier Ferment et Robert Walkenburgh. Ils m'ont invité
et nous avons exposé en 1996 au festival de Dieppe.
As-tu
un site Web? Les gens peuvent-ils te contacter ?
bruno.tondellierATventcourtois.com
www.ventcourtois.com
Extrait
vidéo des "Maîtres du Vent" sur Bruno Tondellier,
film réalisé par Carnet de Vol : (Windows Média
Player)
Ce film est disponible en DVD chez Carnet de Vol.