Peux-tu
nous parler de toi en quelques lignes ?
Je suis tombé ou sorti de l'outre à vent il y a 22 ans
après avoir vu le film tiré d'un livre de Romain Garry
"le cerf-volant".
Depuis j'ai construit, copié et inventé plus de ....(impossible
d'énumérer) machines volantes, tournantes, sifflantes
et diverses poésies éoliennes.
Je suis installé dans le sud au bord de la Méditerranée,
le vent est aussi mon métier dans les écoles, l'animation
et les centres de loisir.
Quand
as-tu commencé dans les couloirs du vent ?
Il y a 7 ans au Festiventu de Calvi
Tu
participes activement aux couloirs du vent. Pourquoi ce choix ?
Cette démarche est complètement poétique et anachronique,
ça ne sert à rien ! Si le fait de faire rêver,
d'intriguer, de provoquer la rencontre des idées et des gens
ne sert à rien bien entendu.
Pourquoi
as-tu commencé à fabriquer tes objets éoliens
?
Mettre en scène le vent est une démarche créative
unique. L'objet créé ne peut exister que si il a été
créé pour une interaction avec le vent : mouvement,
bruit, musique, vibrations, lumière, ombres...etc.
D'où
te vient ton inspiration ?
J'aime les grands thèmes dédiés à notre
planète Terre et aux diversités culturelles qui composent
ceux qui vivent dessus, mais tout ce qui peut être prétexte
à faire sourire avec des machines de l'inutile m'inspire aussi
Quel objet éolien de ta fabrication préfères-tu
et pourquoi ?
C'est le mat Tibétain et le jardin des masques qui emporte
ma préférence. Chaque élément est assez
ordinaire en soi (visage peint naïvement par un enfant) mais
les centaines de masques réunis autour de ce mat inspirent
la fête et l'émotion, aucun visiteur n'est resté
insensible à l'évocation de ces fanions colorés
et sonores.
Quel
type de matériau préfères-tu utiliser ?
La récupération et le détournement de ce qui
est jeté mais le bois et le tissu restent les dénominateurs
communs de mes réalisations, réminiscence de mon métier
d'ébéniste et du métier de couturière
de ma mère.
As-tu
un festival favori ?
Tous les festivals ont un charme et une identité. Berck m'a
toujours impressionné par son gigantisme et sa diversité,
Ferrara et Castiglione sont des terres d'accueil et de gaieté,
Marseille offre une rade comme écrin aux cerfs-volants et aux
jardins, je ne peux tous les nommer et je suis incapable de donner
une préférence
Que
penses-tu de la place des couloirs du vent dans le monde du cerf-volant
?
C'est une vitrine de la créativité près des gens,
complémentaire du cerf-volant observé plus haut dans
la perspective. Les jardins sont un repère visuel et sensoriel
qui motive la déambulation de nos visiteurs et favorise les
échanges avec eux. Derrière un jardinier n'y a t'il
pas aussi un cerf-voliste.
Est-ce
que tu as d'autres passe-temps, et si oui, peux tu nous dire lesquels
?
J'aime écrire et dessiner. Je me hasarde aussi parfois derrière
un clavier ou des cordes de guitare, je suis aussi grand père
et c'est le plus formidable des passe temps.
As-tu
une expérience de jardinier du vent dont tu te rappelleras
toujours ?
Berck en 1999 l'année du dragon et ce grand dragon que nous
avons tous construit à coup de pelleteuse, de pelles et de
mains au milieu du premier jardin de ce festival. On y parlait toutes
les langues et il y régnait une grande complicité et
pas mal de rêves d'enfants.
As-tu
un site Web? Les gens peuvent-ils te contacter ?