Michel
TROUILLET



   
Peux-tu nous parler de toi en quelques lignes ?
Je suis tombé ou sorti de l'outre à vent il y a 22 ans après avoir vu le film tiré d'un livre de Romain Garry "le cerf-volant".
Depuis j'ai construit, copié et inventé plus de ....(impossible d'énumérer) machines volantes, tournantes, sifflantes et diverses poésies éoliennes.
Je suis installé dans le sud au bord de la Méditerranée, le vent est aussi mon métier dans les écoles, l'animation et les centres de loisir.

Quand as-tu commencé dans les couloirs du vent ?
Il y a 7 ans au Festiventu de Calvi
Tu participes activement aux couloirs du vent. Pourquoi ce choix ?
Cette démarche est complètement poétique et anachronique, ça ne sert à rien ! Si le fait de faire rêver, d'intriguer, de provoquer la rencontre des idées et des gens ne sert à rien bien entendu.
Pourquoi as-tu commencé à fabriquer tes objets éoliens ?
Mettre en scène le vent est une démarche créative unique. L'objet créé ne peut exister que si il a été créé pour une interaction avec le vent : mouvement, bruit, musique, vibrations, lumière, ombres...etc.
D'où te vient ton inspiration ?
J'aime les grands thèmes dédiés à notre planète Terre et aux diversités culturelles qui composent ceux qui vivent dessus, mais tout ce qui peut être prétexte à faire sourire avec des machines de l'inutile m'inspire aussi
Quel objet éolien de ta fabrication préfères-tu et pourquoi ?
C'est le mat Tibétain et le jardin des masques qui emporte ma préférence. Chaque élément est assez ordinaire en soi (visage peint naïvement par un enfant) mais les centaines de masques réunis autour de ce mat inspirent la fête et l'émotion, aucun visiteur n'est resté insensible à l'évocation de ces fanions colorés et sonores.
Quel type de matériau préfères-tu utiliser ?
La récupération et le détournement de ce qui est jeté mais le bois et le tissu restent les dénominateurs communs de mes réalisations, réminiscence de mon métier d'ébéniste et du métier de couturière de ma mère.
As-tu un festival favori ?
Tous les festivals ont un charme et une identité. Berck m'a toujours impressionné par son gigantisme et sa diversité, Ferrara et Castiglione sont des terres d'accueil et de gaieté, Marseille offre une rade comme écrin aux cerfs-volants et aux jardins, je ne peux tous les nommer et je suis incapable de donner une préférence
Que penses-tu de la place des couloirs du vent dans le monde du cerf-volant ?
C'est une vitrine de la créativité près des gens, complémentaire du cerf-volant observé plus haut dans la perspective. Les jardins sont un repère visuel et sensoriel qui motive la déambulation de nos visiteurs et favorise les échanges avec eux. Derrière un jardinier n'y a t'il pas aussi un cerf-voliste.

Est-ce que tu as d'autres passe-temps, et si oui, peux tu nous dire lesquels ?
J'aime écrire et dessiner. Je me hasarde aussi parfois derrière un clavier ou des cordes de guitare, je suis aussi grand père et c'est le plus formidable des passe temps.
As-tu une expérience de jardinier du vent dont tu te rappelleras toujours ?
Berck en 1999 l'année du dragon et ce grand dragon que nous avons tous construit à coup de pelleteuse, de pelles et de mains au milieu du premier jardin de ce festival. On y parlait toutes les langues et il y régnait une grande complicité et pas mal de rêves d'enfants.
As-tu un site Web? Les gens peuvent-ils te contacter ?

www.ecoleole.com :   mail : ecoleole**AT**ecoleole.com